9.6.11

Bennett Alan - La Reine des lectrices.




Résumé de l'éditeur:

Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, d'un coup, rien n’arrentait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?
C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Bontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'oeil implacable d'Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s'inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l'implacable protocole de la maison Windsor.

Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

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Okay. Pas mal. Cela dit pas excellent non plus.
J'en avais entendu parler en fait. En bien. Le bouche à oreilles parfois, c'pas si mal.

J'aime bien l'idée de départ. & je n'ai bien sûr pas pu m’empêcher de m'identifier à la reine, qui dévore livre sur livre à une vitesse phénoménale & qui a tendance à oublier tout ce qui l'entoure. La lecture changera sa vision du monde. Elle finira par admirer les écrivains, qu'elle invitera à des cérémonies importantes, avant de comprendre qu'ils sont imbus d'eux-mêmes, incapable de parler d'autre chose que de leur prochain livre. La Reine en arrivera à cette triste conclusion: il vaut mieux rencontrer les auteurs à travers leurs livres.

Si l'idée de départ est loin d'être mauvaise, on regrette ce piétinement de l'action dans la deuxième partie du roman. Enlever 20 pages de "blabla" pour se concentrer directement sur l'histoire, pourquoi pas ? Je ne pense pas que toutes ces pages apportent leur lot d'informations. Mais bien sûr je peux me tromper :)

Bref en résumé, un bon livre pour passer le temps. Pour réfléchir un peu aussi, mais vraiment pas beaucoup. & puis ca fait toujours ca en plus dans la tête :)

Ah & lisez le. Au moins pour la fin qui est disons.. Assez inquiétante !

Disponible en grand format: Editions Denoel, 12€
Disponible en format poche: Folio, 4.10€

7.6.11

Malzieu Mathias - Métamorphose en bord de Ciel




Résumé de l'éditeur:

Cloudman est sans contexte le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques lui valent des jours heureux. Jusqu'à ce qu'un médecin le soignant pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable. Commence alors pour Tom un séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu'il appelle "la Betterave".
Lors d'une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de dévorer les nuages rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant: "Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l'amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter."
Dans la tradition de ces contes pour grands enfants, Mathias Malzieu raconte l'histoire merveilleuse d'une homme qui veut tuer la mort & tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l'amour.
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C'est l'histoire d'un homme qui, pour combattre ce que beaucoup d'entre nous verrons comme un cancer, décide de se métamorphoser en oiseau. C'est l'histoire d'un rêveur qui ne peut se soumettre aux dures lois de la vie. C'est l'histoire..

J'crois que Malzieu est fait pour ça. Raconter des contes. Aux adultes en tout cas.

J'avais peur au tout début. Après la Mécanique du Coeur, on ne pouvait être que déçu. Parce que la Mécanique du Coeur, c'est quand même LE livre de 2007.
Ben les enfants.. Strike pour MM*. C'est étrange vous savez. Je crois que je ne saurai même pas en parler, de ce livre. Pour vous dire, j'me suis d'abord dit "Oh ouais j'ai une trop bonne idée, j'leur mettrai des citations qu'ils puissent voir comme c'est beau & se jeter dessus !". Seulement 145 pages de citations, on appelle cela du plagiat. Parce que oui, les 145 pages qui constituent le roman de Malzieu sont des vers des plus belles poésies contemporaines.

Vous cherchez de l'action ? Passez votre chemin, lisez autre chose. Vous manquez de mysticisme, de magie, de poésie, & de sublimes phrases qui vous enflammeront les yeux & vous les feront déborder ? Jetez-vous dessus.

S'il est mieux de lire la Mécanique du Coeur le cd éponyme dans le lecteur. Je pense que métamorphose en bord de Ciel se lit de cette façon: la nuit, la fenêtre ouverte, lorsque la pluie cingle & que le tonnerre gronde.

Seul bémol ? 145 pages sur la culture des huitres en autarcie au Gabon, c'est long. 145 pages poétiques de Mathias Malzieu, c'est beaucoup trop court. Comme lorsqu'on fait tomber sa boule de glace du bout de la langue. on y a goûté, mais on en voulait plus. Personnellement, il n'a pas tenu deux heures.


Disponible en grand format: Flammarion, 17€


"Je voudrais être une camel light. Rouler entre ses doigts,traverser son palais de princesse,me transformer en fumée souple pour descendre en rappel son oesophage et lécher ses seins par l’intérieur avant de finir en fleur de goudron plantée dans ses poumons"

6.6.11

Safier David - Jésus m'aime.




Résumé de l'éditeur:

Grand, chevelu, une barbe soigneusement taillée et des yeux très doux: quand Marie croise Joshua, elle est irrésistiblement attirée par ce charpentier au look Bee Gees. Mais elle devra attendre pour rencontrer ses éventuels beaux-parents: il dit être Jésus. Est-ce pour cela qu'il veut chanter des psaumes à une soirée karaoké ? Qu'il tend l'autre joue quand l'ex de Marie en vient aux mains ? Qu'il propose de rompre le pain - une pizza en l’occurrence - avec le premier SDF venu ? Pas de doute, s'il est vraiment Celui qu'il prétend être, Joshua a un profond retard à rattraper après plus de 2000 ans d'absence..

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David, David, David..
Vous vous ennuyez ? Vous ne savez pas quoi lire de frais sous cette chaleur de plomb ? Alors je pense que Jésus m'aime est fait pour vous.
On retrouve dans ce second roman ce qui avait fait le succès de Maudit karma: la fraîcheur, la légèreté, mais surtout l'humour. Aucune dérision, aucun cynisme, aucune ironie. Juste de l'humour sur toutes les pages, qui finissent par arracher un sourire, parfois un éclat de rire. Jamais lourd, jamais déplacé, l'humour de David est vraiment un cadeau du Ciel (haha mes jeux de mots sont tellement drôles !).
Belle leçon de vie. Quelques rapports obligés à la Bible, mais jamais mal-intentionnés, jamais compliqués. On peut tout à fait lire Jésus m'aime sans avoir eu la moindre éducation religieuse. De plus, il n'est aucunement là pour apporter une quelconque morale, convertir ses lecteurs.. les références bibliques sont surtout anecdotiques & appuient l'histoire, elles ne la créent nullement.

Nan vraiment j'suis pas déçue, il est vraiment génial ! Et puis il est agrémenté de ptites BD. Ca change.

David Safier est un nouvel auteur qui sait écrire, qui plait sans savoir plaire, & qui sait dépeindre l'Homme de sa génération. J'ai hâââââte de lire Sors de ce corps William ! :)

Disponible en grand format: Presses de la Cité, 19.50€
Disponible en format poche: Pocket, 6.60€

30.5.11

Despentes Virginie - Mordre au travers.




Résumé de l'éditeur:

" Nue devant la glace elle regardait ce gros corps, cette montagne de graisse. Il ne ressemblait à rien. Même pas une femme, rien qu'un gros sac. A mi-voix elle se répétait: "Sale grosse truie, putain de sale grosse truie, grosse vache. Les yeux pleins de larmes parce qu'il s'agissait bien d'elle"...

Évocations tranchantes d'un quotidien noir, de drames intimes ou de rêves inquiétants... Ces nouvelle disent violemment la Femme dans son désir ou son refus du désir, dans ses colères, ses hontes inavouées, son excès d'amour ou sa folie meurtrière... La Femme blessée, humiliée ou bien vengeresse et autodestructrice. La Femme humaine... Trop humaine ?

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J'ai acheté c'recueil de nouvelles pour plusieurs raisons: Le titre dont j'suis amoureuse, le prix (je sais il n'y a pas que ça, mais 2€ ça fait du bien quand même) et le nom de Despentes dont wala quoi, la réputation n'est point à refaire, surtout chez moi. Enfin c'est ce que je pensais..

Despentes, j'aimerai toujours son style. Ses phrases incisives, courtes & qui vont droit au but. Cette première phrase qui pour chaque roman, chaque nouvelle, marque la destruction & le commencement.
Recueil de nouvelles écrites vers 1994. J'avais trois ans, c'est.. Bizarre. Elle pourrait être ma mère &.. heureusement qu'elle ne l'est pas, bordel.

Despentes c'est génial. C'est une drogue, ça fait mal mais bordel qu'est-ce que c'est bon. Mais je parle du Despentes des années 2000. Parce que là, non. Non non non. Ce "truc" est juste une abomination. Tuer des bébés en les désarticulant contre un lavabo, Non. Tuer une femme en pleine partouze en lui tranchant la carotide ? Non plus non. Même en mettant ça sous forme de vers. Pardon mais la poésie ne concerne pas que la forme, le fond aussi. Et là je le répète, non non non.

A choisir, j'aurai préféré ne JAMAIS lire ce truc. Jamais. Non. Non non non. Lire Despentes oui. Ça non.
Si vous n'avez jamais lu de Despentes, ne commencez pas par ça. Je pense qu'il faut avoir lu "King Kong Théorie" pour pouvoir comprendre pourquoi cette haine, cette violence & cette amour de la baise. Si vous avez déjà lu du Despentes.. Je conseillerai pas. Pas si vous n'en avez lu qu'un. Pas si vous avez seulement lu Apocalypse bébé. Pas si.. NON c'est tout.


Ah si un point positif quand même. Il ne vaut que 2€. Soit 4 cafés à Paris 7, un double cheese ou un paquet de croquettes à lapin.


Disponible en livre de poche: Librio, 2€

2.5.11

Cohen Thierry - Longtemps, j'ai rêvé d'elle.




Résumé de l'éditeur:

A mon ultime lectrice.
Penses-tu qu'un homme puisse tomber amoureux d'une femme qui n'existe que dans ses rêves ? Crois-tu possible que cette femme veille sur lui, l'accompagne, le guide et un jour lui apparaisse dans la vraie vie ?
Voudras-tu encore m'écouter quand je t'aurai dit que je suis cet homme et que, cette femme, c'est toi ? Que ton âme et mon âme étant issues d'une même étincelle, nous n'avons pas d'autre choix que de nous aimer ?
Je dispose seulement de ces mots pour le convaincre qu'il ne s'agit pas du délire d'un écrivain en veine de romantisme. Alors, je vais te raconter l'histoire de ma vie, qui est aussi, en partie, l'histoire de la tienne.
Je vais l'écrire comme s'il s'agissait d'un roman.
Le roman que tu attendais.

C'est une histoire d'amour entre un homme et une femme rongés par la solitude. Lui, parce qu'il attend de rencontrer le véritable amour. Elle, parce que les hommes l'ont toujours déçue.
C'est une histoire d'amour entre un auteur et une lectrice qui se rencontrent dans une librairie, autour d'un roman. Pour s'aimer, il leur faudra tomber les masques et oublier leur peur.

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Avant toute chose, les lignes qui suivent ont été écrites à 2h du matin. Dans un état entre l'euphorie et la fatigue. Je les copie telles quelles, sans aucune modification (ou presque*). Si mes phrases ne voulaient rien dire, elle ont quand même été recopiées textuellement. L'émotion *

"J'veux changer la donne. Thierry c'est à toi que je veux écrire. Te parler, m'adresser directement à toi. Et tant pis pour la prétention du geste, je n'en suis plus à ça.
Je n'ai jamais autant pleuré de toute ma vie pour un livre. Jamais. Et Dieu sait que j'en lis à la pelle. Outre l'histoire originale, ce sont tes mots qui m'ont touchée, au plus profond de moi-même.

Cet écrivain, c'est toi. Caché derrière ton écran, refusant toute apparition médiatique, ne pointant son nez dans aucun salon, préférant la rencontre face à face, et en tête-à-tête. Le magicien des mots caché sous son propre chapeau. J'ai été extrêmement touchée par cette part auto-biographique. Je n'avais pas ton roman entre les mains. J'avais ton journal intime.

Cette phrase tirée de l'attrape-coeurs, qui fait partie des quatre soulignées dans mon livre. De plus, elle est tellement vraie cette [putain de] phrase. Etre super-copains.. C'est quand tu veux tu sais ? On part manger des pizzas & boire de la bière dans un parc paumé. Ou on file boire un coca zéro dans un café.
Cette fille qui envoie ses sentiments sur le roman à l'auteur. Je me suis reconnue. Cette scène des deux protagonistes au bar (dans la première moitié du livre, pas la rencontre Jonas/Lior). J'ai pleuré, oui. C'était étrange, je ne savais plus. Alors dans une volonté d'égoïsme, cette fille c'était moi.
Les mots que tu places sur tes personnages. Cette volonté de lire, d'écrire. Pour exister. Pour extérioriser, appeler à l'aide. Pour s'en sortir. Ces émotions, ce sont les miennes.. Ce n'était pas un livre que j'avais dans les mains, mais un miroir où je contemplais mon propre reflet.

J'ai aimé chaque mot, chaque phrase. La différence d'écriture entre ton roman de 2007 & celui-ci est impressionnante. Ce n'est pas qu'une amélioration. C'est un travail d'écriture qui m'a bluffée, qui m'a secouée dès la première phrase. C'est complètement dingue. Je n'avais jamais ressenti ca avant. Ce n'est pas un livre, c'est un chef-d'oeuvre.

Si je peux, rajouté quelque chose, c'est que je n'ai pas vécu que l'histoire. Oui d'accord, Jonas pourrait être mon genre, Lior, Chloé & Serenna mes meilleures amies. Oui, je donnerai cher pour avoir M.Hillel comme patron.
Mais c'est comment ces mots ont trouvé écho en moi, qui m'a bouleversée. Peut-être que prendre un roman pour soi est égoïste. Ou bien peut-être est-ce le vrai but du roman ?

En tout cas. Merci.

18.4.11

Musso Guillaume - L'appel de l'ange.




Résumé de l'éditeur:

Dans leur téléphone,
il y avait toute leur vie...

New York, Aéroport Kennedy.
Dans la salle d'embarquement bondée, un homme et une femme se téléscopent.
Dispute anodine, et chacun reprend sa route.
Madeline et Jonathan ne s'étaient jamais rencontrés, ils n'auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu'ils s'aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10.000 kilomètres: elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l'autre. Une double indiscrétion et une révélation: leurs vies sont liées par un secret qu'ils pensaient enterré à jamais...

Entre comédie romantique et thriller de haute volée.
Une intrigue magistrale portée par des personnages bouleversants.
un final virtuose.

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Bon. Si vous faites parti de ces gens qui n'ont jamais lu un de ses bouquins, mais à qui le nom de Musso donne des boutons, ne vous attardez pas ici. Moi aussi j'sais lire Mme Bovary ou La Princesse de Clèves, mais j'avais envie d'autre chose. M'voyez ?

Pour les autres.. Je ne sais même pas par où commencer ! C'est mon 7° roman de Musso (je n'ai pas lu Seras-tu là ? & le tout premier, celui avec un nom que je ne retiendrai jamais, j'ai nommé Skidamarink). Les 6 romans que j'avais lu auparavant n'étaient pas très différents les uns des autres: ils mêlaient romance (pas niaise, mais presque !) et fantastique. C'est un choix, faut aimer.

Mais là vlam, tout est chamboulé. Ce n'est plus l'amour qui guide le livre, mais la sensibilité humaine (oyé oyé). Quant au fantastique il est écarté au profit du thriller.. Dont les ficelles sont extrêmement bien tenues par l'auteur. Il fallait oser franchir le pas. Ecrire un thriller n'est pas donné à tout le monde. Pas à tous les romanciers non plus. Se mettre au thriller pour Guillaume Musso pourrait se définir par cette expression: "ca passe ou ca casse". Et bah les cocos, ca passe, ca passe même très bien.

J'crois bien qu'on a tous cette trouille quand on perd son portable: Purée mais la personne qui va le trouver, est-ce qu'elle va le fouiller ? J'suis sûre qu'on s'est tous fait des films, où le type transférerait des messages cochons reçus au numéro de maman, ou des photos de nous à ses potes, qui les diffuseraient sur le net. Ou bien j'suis parano. Ou les deux.
Ici, les deux protagonistes, fouines presque sans-gêne, tomberont sur des messages qu'ils n'auraient pas dû lire, des photos qu'ils n'auraient jamais dû voir. Des problèmes qu'ils n'auraient jamais eu à résoudre ?

En bref, j'ai acheté le livre parce que j'avais lu les autres. & parce que l'affiche de Musso en sweat (& pas dans ses éternelles chemises/vestes noires) m'a pas trop mal plu.

Mais plus que de l'avoir acheté ou lu, je l'ai aimé.

Disponible en grand format: XO Editions, 20.90€

29.3.11

Coriana Al - No Life




Résumé de l'éditeur:

Une sorte de Matrix littéraire, décalé, haletant & subtil.

Les "No life", "sans vie" sont ceux qui consacrent tout leur temps à Internet au lieu de vivre leur vraie vie. Un de ces No life décide un jour de tout changer dans son quotidien, parce qu'il a une intuition, celle que le monde tel qu'il le voit repose sur un mensonge. Que nous ne sommes que des marionnettes.
Mais il est très dangereux d'avoir un éclair de lucidité, quand on s'en prend à ceux qui tirent les ficelles...

Le thriller qui anticipe les dérives d'une société accro à Internet. Captivant & dérangeant.
(Florine Galéron)

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Bwapwapwap. Pour la petite anecdote, sachez que je ne connaissais rien de monsieur Coriana. J'ai vu son visage avant même de voir son livre, ce qui est plutôt rare dans la société actuelle, où l'on a d'avantage tendance à voir le maître après l'oeuvre :)
Seulement je flânais dans les rayons du salon du Livre, & après être passée (3, 4 fois ?) devant le stand XO, j'ai décidé de m'approcher enfin de-l-auteur-qui-ne-mange-pas-ne-t-inquiète-pas.
C'est toujours intimidant vous savez ? Vous tendez un livre pour qu'on vous le signe, on vous demande votre prénom, vous le donnez & là, même sans le vouloir vous vous posez cette question stupide: Est-ce que mon prénom a une signification pour lui ? Vraiment bizarre. Ou bien j'suis la seule !

BREF.

J'ai réussi à placer deux phrases dans ma conversation avec monsieur Coriana. Deux bafouilles. Mais je les compte, j'ajoute ça à ma "Collection personnelle des phrases intelligibles que j'ai placées en compagnie de quelqu'un de connu". J'en arrive donc àààààààà.. Deux ! (Ou presque ?).
C'est une bonne demie heure après que j'ai remarqué que la photo qui illustre la quatrième de couverture est prise au pied de ma fac, si j'avais su, j'aurai pu placer trois bafouilles :)

DEUXIÈME BREF

On en arrive donc à l'histoire. Au livre quoi. & baaaah, belle découverte, mais vraiment ! J'ai vraiment aimé la façon dont c'est écrit. Langage moderne (oui ça veut dire des gros mots !), paroles de g33k, humour bien dosé (c'est à dire toutes les 15 lignes, & on en redemande !) et phrases courtes dans les moments de suspense, comme dans les Grand Thriller Americains.
J'ai mis le temps à comprendre que le livre se passait dans le futur (mais ça, c'est mon coté tête en l'air !)
Je ne compte rien dévoiler, mais je peux donner quelques pistes :) Imaginez la société dans quoi ? 15, 20 ans. Mobiles gratuits, puces informatiques implantées sous la peau. Puces qui servent pour tout: badges pour entrer dans son entreprise, carte bleue, carte d'identité.. Ah oui, ya des voitures volantes aussi. MAIS ATTENTION on ne part pas pour autant dans un monde qui serai entre Matrix & Gattaca, non. On reste dans la limite du possible & de l'envisageable pour les années à venir & c'est cela qui fait peur.. Vous êtes accro à Internet ? Lisez le, vous n'en sortirez que troublé..

Ah puis dernier truc. Al Coriana fait partie de ces personnes qui ont réussi à percer grâce à My Major Company (le site qui a fait connaître Grégoire, mais pas que !). & à la fin du roman, dans la partie remerciements, on a droit à toute la liste des pseudos des internautes qui ont réussi à donner vie à ce livre. J'ai trouvé ça super chouette :)

A quand le prochain ?!

Disponible en grand format: XO Editions, 18.90€

24.3.11

Cohen Thierry - Je le ferai pour toi.




Résumé de l'éditeur:

Que seriez-vous prêt à faire par amour ou par amitié ?
Et jusqu'où la haine pourrait vous mener ?

Pour son fils assassiné, un père élabore un projet insensé. Pour une femme, un homme fait tout pour "devenir quelqu'un". Par amitié, une bande d'anciens voyous retrouve ses instincts guerriers... Tous ont un point commun: un vie qui bascule. Par amour, devoir ou amitié, ils auront à prouver leur véritable valeur.

Un roman dont vous ne sortirez pas indemne.

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Je sais plus qui a dit cette phrase: S'intéresser à un écrivain parce qu'on aime son livre, c'est comme s'intéresser à un canard parce qu'on aime le foie gras. Il me semble que c'est Valéry. A vérifier (& là j'ai un peu la flemme.)
Si je dis ça, c'est parce que j'suis pas d'accord. & comme j'suis pas d'accord, j'vais essayer d'en dire un tuptipeu sur l'auteur, à la fin d'cette "critique".

Donc en gros, un môme prend le bus pour rentrer chez lui. Dedans, un terroriste se fait sauter, l'enfant est déchiqueté. C'est l'histoire d'un homme qui ne rêve que de venger son fils.
Se posent les grandes questions: Est-ce que c'est normal de vouloir tuer l'assassin de son fils ? Est-ce que c'est normal de le faire ? Et surtout, qui parmi nous aurait le courage de passer à l'acte..
Entre les chapitres qui forment cette histoire, s’immiscent deux autres histoires: celles d'un journaliste imbus de pouvoir & de notoriété, qui va tenter de redorer son image d'amateur de scoop, mais surtout de journaliste incompris. Enfin, celle d'un SDF kidnappé par un groupe islamiste, qui voit sa vie défiler devant ses yeux, à mesure que ses tortionnaires deviennent de plus en plus agressifs..

Je ne spoilerai rien. Mais franchement.. Woaw :) Je déteste qu'on me fasse tourner en bourrique. Mais j'aime quand on y arrive. Je ne m'attendais pas à la fin. J'en ai imaginé des scénarios possibles ! Des tellement loufoques que ca en ferait rire pas mal. Mais ca, J-A-M-A-I-S. Et c'était cool :)

Ya un truc chouette, c'est que c'est le deuxième roman de M.Cohen. Il est totalement différent du premier (c'est mon avis hein ? bien qu'il reste ce thème si cher à l'auteur, de la mort d'un proche), et c'est une bonne chose. Pas parce que le premier est peanuts. Mais parce que je déteste qu'on assimile un auteur à un genre. Le premier était surtout au niveau de la rédemption, celui-ci est un beau message d'amour, d'amitié, d'estime de soi & des autres.

S'il vous plaît, ne le comparez plus jamais à un Musso ou un Lévy. Rien à voir. RIEN. C'est une histoire sensible, mais qui n'atteint aucunement la niaiserie (mesdemoiselles redescendez de vos grands chevaux, j'ai lu tout les Musso & je lirai celui qui vient !)

Quant à Monsieur Cohen, c'est un type sensas'. Je pèse mes mots. Il est trèèèèès gentil, sait ce qu'il doit à ses lecteurs, à ceux qui l'ont publié.. C'est vraiment quelqu'un de chouette :)
(Tellement qu'au début, on se demande si c'est vraiment lui. OU BIEN CE N'EST QU'A MOI QUE CA ARRIVE, & J'EN AI ENCORE HONTE)

Disponible en grand format: Flammarion, 19€
Disponible en format poche: J'ai Lu, 8€

17.3.11

Cook Thomas - Les feuilles mortes.




Résumé de l'éditeur:

Prix Barry 2009 du meilleur roman.

" Les photos de famille mentent.
J'ai compris ca en parant de chez moi cet après-midi-là, si bien que je n'emportai que deux clichés."
Vingt ans plus tard, Eric Moore a tout pour être heureux. Ses débuts difficiles ne l'ont pas empêché d'avoir une jolie maison et une famille heureuse. Un soir pourtant, alors que son fils de quinze ans garde la fillette des voisins, cette dernière disparaît, ce qui laisse libre cours à toutes les hypothèses. L'adolescent, mal dans sa peau, se défend de façon confuse. Du jour au lendemain, Eric devient l'un de ces parents qu'il a vus, dans les médias, proclamer l'innocence de leur progéniture. En est-il lui même tout à fait sûr et à qui confier un tel doute ? Son propre passé n'est-il pas là pour lui rappeler que les apparences sont trompeuses ?
Et quoi de plus dur que de regarder son fils comme un monstre en puissance alors que vous êtes devenu son seul espoir ? ...

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J'ai été genre. Ultra méga giga topement agréablement surprise. Genre woudidiou !
J'connaissais pas l'auteur. Le titre n'est pas évocateur en soi. Si je l'ai acheté, c'est parce que j'suis tombée amoureuse de la couverture. Puis de la quatrième de couverture aussi. Un peu.
J'sais pas, j'dois être dans ma période "les ados sont-ils capable de meurtres ?". Entre lui & Picoult, j'pense avoir eue ma dose. En fait nan, j'en veux encoooooore !
Bon pour revenir à nos feuilles mortes. J'ai beaucoup aimé le style de narration (oyé oyé lettres modernes !). J'ai aimé les flash-back, les longues phrases, les phrases très courtes, le suspens & surtout.
LA FIN QUOI, OMAILLEGOD. J'ai été choquée, très choquée, choquée à vie. Tout part en vrille, les existences de chacun des personnages principaux (j'entends par là, leur vie après avoir trouvé le coupable) sont de vrais fiasco, on ne sait pas qui est le plus à plaindre.
Il est lu très (trop ?) rapidement, si vous ne savez pas quoi lire, que vous avez envie de vous rappeler que tout peut basculer, ou si le thriller vous appelle, tentez ce livre. Vous m'en direz des nouvelles :)

Disponible en grand format: Gallimard, 22.50€
Disponible en format poche: Folio Policier, 6.80€

Labro Philippe - Des cornichons au chocolat.




Résumé de l'éditeur:

Publié en 1983 sous le pseudonyme de Stéphanie, Des cornichons au chocolat est devenu un livre culte. Toute une génération s'est reconnue dans le journal de cette adolescente de treize ans: sa solitude & sa révolte, son regard dérangeant sur les adultes, l'école, le travail, et son goût discutable pour les sandwiches aux cornichons et au chocolat.

En réalité, le véritable auteur de ce livre n'est autre que le romancier Philippe Labro. A l'époque, par pudeur et par authenticité, il avait préféré se dissimuler sous la fausse identité de cette lycéenne inconnue - ce "je" féminin, pour laisser croire qu'il s'agissait d'un véritable document.

Vingt-quatre ans plus tard, Philippe Labro a décidé de reconnaître ce "roman caché", d'autant qu'il constitue le premier volet d'une trilogie féminine poursuivie avec Manuella et enfin avec Franz et Clara.

Les lecteurs et lectrices reconnaitront en effet, dans Des cornichons au chocolat, la parte du célèbre romancier qui a su s'identifier à l'adolescence. On n'oublie pas facilement Stéphanie - un ton inimitable.

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Bon. J'ai fini ça y'a quoi ? Une semaine. J'ai mis le temps pour écrire ce billet. Pour la bonne raison que j'savais pas trop quoi dire, une fois la dernière page tournée.
& c'est encore un peu pareil maintenant. J'en sais rien quoi !
C'est un livre gentil. Voilà, "gentil" c'est le mot. Le journal intime d'une môme de 13 ans. Pas d'histoire d'amour pour une fois (DIEU MERCI), mais plutôt les pensées qu'on a tous eu. Ou pas. Une gamine qui manque d'affection, & qui n'aime que son chat. Garfunkel. J'trouve ça fun comme nom d'chat. Ça change de Vanille-Chocolat-Praline.
J'peux pas dire si j'ai aimé ou pas. J'peux pas non plus dire si ca m'a marqué. J'en sais RIEN. C'est étrange, c'est comme ça.
Partout je vois "un livre à mettre entre toutes les mains". Ce n'est que mon avis, mais j'suis grave contre. La môme vit des trucs assez effroyables pour son âge, & j'le ferai pas lire à ma gamine de 13 ans moi. Mais je le répète, c'est mon avis.
Il est intriguant. C'est sûr. Lisez-le si vous aimez l'intriguant. Mais pas les intrigues, y'en a aucune. SUIS-JE CLAIRE ?

Disponible en grand format: JC Lattès, 15€
Disponible en format poche: Livre de poche, 5.50€