5.3.12

Coben Harlan - Sous haute tension


Résumé de l'éditeur:

Vous pensiez tout connaître de Myron Bolitar ? Détrompez-vous. Après "Sans laisser d'adresse", le maître de vos nuits blanches entraîne le plus célèbre agent des stars dans une enquête diabolique, à la recherche d'un frère disparu depuis 16 ans.

Une ancienne gloire du tennis harcelée sur le Net.

Un groupe de rock mythique aux abonnés absents.

Un couple en pleine crise.

De douloureux secrets de famille qui remontent à la surface...

Chantage, vengeance, meurtres, drogue et rock'n'roll. Et si de beaux mensonges valaient mieux qu'une monstrueuse vérité ?

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Peut-être qu'un jour, on verra Harlan Coben en larmes, ou en rage, parce qu'il aura écrit quelque chose d'affreux, d'illisible & "inlisable". Mais ce jour n'est pas arrivé (ce sera l'heure des loups, et des boucliers fracassés, mais ce jour n'est pas arrivé !).
J'avais totalement oublié le génie de c'grand gaillard. J'avais oublié qu'il peut vous mener en bateau dès la première page. J'avais oublié qu'il n'avait pas son pareil pour emmêler la situation, et la démêler en fin d'ouvrage sans jamais s'planter. Sans jamais qu'on puisse se dire "Oh ! mais c'est pas possible parce que.." ou encore "euh ouais mais nan, pas crédible".

Coben m'avait manqué. Bon. Mais Myron & Win, je ne les avais pas vu depuis une éternité. (Notez, c'est ici que commence la folie. Quand des personnages fictifs vous manquent, que vous avez l'impression que la dernière fois qu'ils sont venus prendre un café date d'il y a trente ans, et que vous espérez les croiser dans la rue..). Leurs petites frasques, les joutes verbales, l'attitude de Win, Moa.
Une des dernières phrases du livre, sur l'amitié Myron/Win m'a vraiment secouée. Ah et tout sur Esperanza aussi, et MB Reps.
Mal de chien = il me faut la suite, avant de cauchemarder.

Ah oui, j'ai vraiment compris pourquoi on appelle ce Môssieur "le maître de vos nuits blanches". J'ai quelques heures de sommeil à rattraper ...

Disponible en grand format: Belfond Noir, 22.50€

Collins Suzanne - Hunger Games.










Je n'ai pas particulièrement envie de développer chaque tome. Non pas pour une histoire de temps, ni de flemme, mais surtout parce qu'une trilogie repose sur ses trois tomes, et les séparer pour en donner un avis à la fois me paraît étrange.
Bref outre ce blabla, j'ai vraiment pris une belle claque en lisant les Hunger Games. A la base j'en avais même pas entendu parler. La première fois que j'ai vu apparaître la couverture du tome 1, c'était sur Tumblr. En me renseignant, j'ai fini par comprendre qu'il avait un succès fou, & que des millions de fan de la série attendaient la sortie ciné.
L'avantage de les avoir lu en retard, c'est que j'ai pu les lire d'une traite, sans attendre que le tome suivant paraisse. Et j'avoue que c'est pas mal du tout, lu comme ça.

Et donc voilà, Suzanne Collins a fait une adepte de plus. Elle m'a fait sourire, pleurer. J'ai eu peur, j'ai eu mal.
Je ne vais rien spoiler, (en même temps, tout le monde sait déjà tout, nan ? ...) mais franchement, le dernier tome est dans mon top 10 des livres qui m'ont le plus traumatisé.

TADAM.

22.1.12

Franz-Olivier Giesbert - Un très grand amour.




Résumé de l'éditeur:

"Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde:
"Qu'est-ce que c'est bête, un homme.
- Je ne comprends pas.
- C'est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme."
Je me souviens que j'ai hoché la tête. Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un "accroissement de nous-même".
C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais, aussi."

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C'est bien la première fois que j'entendais ce nom, "Giesbert". Oui je sais, inculte. J'apprends, j'apprends !
C'est toujours bizarre, d'entamer un roman sans savoir qui est l'auteur. Personnellement je le voyais un peu comme un Foenkinos. Grand, mince, chevelu et jeune. J'vous laisse imaginer la tête d'ahurie que j'avais face à Wikipédia, qui m'informait que Giesbert est né en 1949. AU TEMPS POUR MOI.
Bref. Je ne sais d'où vient ce livre. Je sais qu'en librairie je ne l'aurais pas choisi, ni le titre, ni la quatrième de couverture ne me faisaient envie. On a dû me l'offrir, et je l'ai lu parce que c'était ou ça, ou des bouquins de fac. Et que j'ai vite tranché.

Alors, pourquoi pas. J'ai trouvé ça original. L'histoire d'un homme qui "enchaîne les conquêtes", mais à un niveau beaucoup plus héroïque que le tombeur qui collectionne les coups d'une nuit. Antoine est un homme d'une soixantaine d'années, qui a cinq divorces à son actif (j'avoue ne pas être sûre du chiffre, mais ça doit tourner entre 5 et 7). Antoine est un homme qui tombe amoureux. Qui se marie. Qui a des enfants. Qui a le bonheur devant les yeux, sous le nez, à portée de main (anatomie bonjour !).
Mais Antoine est un homme moderne: le bonheur lui semble être ailleurs. Alors il tombe à nouveau amoureux, trompe sa femme qui ne l'aime plus, avec une fille qui ne l'aimera plus. Antoine divorce. Antoine se fait casser la gueule, Antoine se fait briser le coeur.
Antoine est malade: dans son corps, dans sa tête, dans son coeur. C'est un écrivain raté, un mari foireux, un amant bidon: bref, c'est un écorché vif.

L'amour n'a plus cette durée courte comme chez Beigbeder. Il est ici impérissable, mais il faut le trouver. Je ne m'attendais pas à ça, en lisant le titre. Je m'attendais à une sorte de roman mièvre, je me retrouve avec quelque chose qui m'a pesé sur le ventre lors de la lecture des 30 dernières pages.
(Et puis, même si ça n'a rien à voir & que c'est totalement personnel, la photo de couverture de l'édition folio me faisait constamment penser à quelqu'un que j'aime, alors peut-être que je l'ai pris un peu trop à coeur).

Disponible en grand format: Gallimard, 17.50€
Disponible en format poche: Folio, 6.20€

Beigbeder Frédéric - Nouvelles sous ecstasy.




Résumé de l'éditeur:

Dans les années 1980, une nouvelle drogue fit son apparition dans les milieux noctambules: le MDMA, dit "ecstasy". Cette "pilule de l'amour" procurait d'étranges effets: bouffées de chaleur, envie de danser toute la nuit sur de la techno, besoin de caresser les gens, grincements de dents, déshydratation accélérée, angoisse existentielle, tentatives de suicide, demandes en mariage. C'était une drogue dure avec une montée et une descente, comme dans les montagnes russes ou les nouvelles de certains écrivains américains. L'auteur de ce livre n'en consomme plus et déconseille au lecteur d'essayer: non seulement l'ecstasy est illégal, mais en plus il abîme le cerveau, comme le prouve ce recueil de textes écrits sous son influence. Et puis, avons-nous besoin d'une pilule pour raconter notre vie à des inconnus ? Alors qu'il y a la littérature pour ça ?

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Je crois que c'est le livre que j'préfère de Beigbeder (si on enlève la préface de Premier bilan après l'apocalypse). Il détend. Et puis l'avantage des nouvelles, c'est que si l'une nous bassine, on passe à la suivante, et on ne loupe pas l'essentiel.
J'ai trouvé ça chouette. En un sens ça m'faisait penser à Mordre au travers, le recueil de nouvelles de Despentes. En tout aussi basé sous la ceinture, mais en plus poétique, plus agréable, moins agressif. Beigbeder a ce pouvoir de m'faire dire d'un livre sur l'autre "ah mais comment j'aime ce mec" et "il m'saoule". Je ne le cerne pas, & j'espère HONNÊTEMENT que je ne le cernerai jamais. J'aime ne pas savoir si ce que je vais lire de lui sera un manifeste de son statut d'écrivain, ou une manifestation de son statut de mâle.

Nouvelles sous ecstasy se lit rapidement. Un trajet de train de moins d'une heure. Vous aurez l'air idiot, un gros sourire de gamin collé à votre visage, ou de grosses taches rouges sur les joues, de peur que votre voisin s'imagine que vous être en train de lire un roman érotique. Redondance de mots gênants. Je ne suis ni chaste, ni prude, seulement sensible. Et j'ai a-do-ré !

Disponible en grand format: Gallimard, 12.50€
Disponible en format poche: Folio, 4.10€

(Il existe aussi en livre audio, chez Gallimard pour la modique somme de 5€ et des poussières. Mais ça doit être particulièrement.. étrange !)

Beigbeder Frédéric - Premier bilan après l'apocalypse.






Résumé de l'éditeur:

L'apocalypse, serait-ce donc l'édition numérique, ou comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la température à laquelle le papier s'enflamme et se consume ?
Dans son Dernier inventaire avant liquidation, Frédéric Beigbeder commentait le choix de la FNAC. Désormais, dans cette arche de papier, il sauve au vingtième siècle tous les livres, pour être précis les 100 oeuvres, qu'il souhaite garder au vingt-et-unième siècle. C'est donc un choix totalement personnel, égoïste, joyeux, inattendu, parfois classique (Fitzgerald, Paul-Jean Touler, Salinger et d'autres grands), souvent surprenant (Lolita Pille, Simon Libérati, Patrick Besson, Jay Mc Inerney, Bret Easton Ellis, Gabriel Matzeff et d'autres oiseaux de nuit, d'autres perturbateurs). Il est rare d'établir le panorama d'une littérature en train de se faire, de s'améliorer, de s'inventer. Avec ce livre-manifeste, c'est le Beigbeder livresque, joueur, lecteur, que nous découvrons, en même temps qu'une autobiographie en fragments.

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A ceux qui ont lu Dernier inventaire avant liquidation, vous retrouverez le Beigbeder savant, le lecteur, l'amoureux des livres. Celui qui vous fait comprendre que vous êtes à la ramasse, parce que sur les 100 livres qu'il souhaite emporter dans sa tombe, vous en avez lu deux. Et encore, pour l'un d'entre eux, c'est l'collège qui vous a forcé à le lire. Personnellement j'en ai lu 5. Plus que 95 !

M'enfin là n'est pas l'essentiel. J'crois que le véritable pouvoir de ce bouquin se trouve dans son fond, touuuut au fond, plutôt que dans cette forme de catalogue des plus belles lectures. Nan parce que sérieusement, rien que préface (de sa plume). C'est, pour tous les défenseurs du livre papier, la plus belle préface du monde. Une plaidoirie du livre en version papier, en version "noble", face à ce livre électronique, dénué de charme & de sens, dénué de toute mysticisme. Le livre papier est une oeuvre d'art. Un objet de pouvoir.
Une plume d'or pour une cause noble. Cette préface a quelque chose de magique. De mystérieux. De fort. Elle détruit tout ce qui était pourri pour reconstruire du plus beau, du plus neuf. Du plus royal. Cette préface devrait être enseignée à l'école. Et j'écris ce que je pense.

J'sais pas si c'que j'dis a un sens. J'en doute. Seulement, si vous êtes un amoureux des livres, allez chez votre libraire, prenez Premier bilan après l'apocalypse, cachez vous dans un rayon & lisez la préface. Ne l'achetez pas, si savoir quels sont les 100 livres préférés de Beigbeder ne vous intéresse pas. Mais borde*, lisez ces 16 premières pages. Vous reviendrez de loin.

"L'indifférence des endormis ne signifie pas que ce qui arrive n'est pas grave" - Beigbeder.

Disponible en grand format: (uniquement) Grasset, 20.50€

14.1.12

Despentes Virginie - Les chiennes savantes.




Résumé de l'éditeur:

"La cabine n°1 avait quelque chose du confessionnal, version luciférienne. Granules épais rouge sombre le long des murs, comme repeints d'un vomi de viande saignante. C'était une pièce étroite et haute de plafond, séparée en son milieu par un gros grillage noir. Le client était assis en contrebas."
Louise travaille dans un peep-show et elle fait ça bien. Sans se forcer. Elle se renverse contre le mur, ferme les yeux et se met au boulot... Elle officie patiemment avec parfois cette envie d'être ailleurs, f'échapper à) son histoire...
Mais le jour où on découvre deux filles sur le carreau, gorges et visages bien nettoyés, écorchés... ça rigole plus pareil, d'un coup.. et Louise d'en apprendre, des choses, sur ce que les garçons font aux filles...

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Virgine Despentes reste ici fidèle à elle-même. Comprenez: si vous aimez l'emblématique "sex, drugs and rock'n'roll", alors foncez chez votre libraire et dites lui "Bonjour, je cherche du Les chiennes savantes".
Par contre si vous aimez la bière, les mélanges suspects, le Jack Daniel's, les bandes de potes toujours défoncés, le sang, la violence, le meurtre, les réseaux louches des peep-shows, la copine neu-neu, les maisons aux volets toujours baissés, la drogue, partout, roulée, dans l'nez ou dans les veines, si vous aimez les bastons pour une nana, si vous aimez la castagne de bar, les filles qui n'aiment pas les hommes (désolée Stieg), les relations humaines, les poings, les liens, la magouille, Big Brother, la haine, le feu, les garces, les salauds, la force et le désir, dites lui "Bonjour, n'importe quelle oeuvre de Despentes".

Despentes, c'est du roman moderne basé sur des thèmes transgénérationnels.

Disponible en grand format: Grasset, 18€
Disponible en poche: J'ai lu, 4.80€

2.12.11

Thilliez Franck - Vertige.




Résumé de l'éditeur:

Certains secrets sont inavouables, mais serions-nous prêts à mourir pour les cacher ?
Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au coeur d'un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une question s'imposera, impérieuse: jusqu'où faut-il aller pour survivre ?
Pour son 10° roman, Franck Thilliez réussit un tour de force dans ce huis clos étouffant et glacial à la fois, où il joue décortiquer l'âme humaine, confrontée aux situations de l’extrême. Sans jamais épargner son lecteur, manipulé jusqu'à la dernière ligne, et, qui sait, peut-être plus encore...

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Le deux trucs géniaux avec Thilliez, c'est que tout d'abord, il est français. Ca paraît rien comme ça, mais en fait, c'est une sorte de fierté nationale. Comme la Tour Eiffel, mais en moins métallique. Quoique ? Et puis, ses romans se passent en France. Plutôt dans le Nord en général (il vient de là-bas, notre Thilliez), ici on est du côté de Metz. Il existe de gros psychopathes en France, c'est bon à savoir.
C'est l'histoire de Jonathan, qui se réveille dans une grotte. Avec deux autres hommes, et son chien. Après avoir ratissé la grotte au peigne fin (façon de parler, deux sont enchainés & n'ont pas une possibilité extraordinaire de se mouvoir) ils mettent la main sur deux paires de gants, deux duvets, deux gobelets, deux oranges, deux bouteilles de Vodka, deux paquets de clopes, un briquet, un réchaud, une casserole, deux assiettes, deux fourchettes & cinq bouteilles de gaz. Ils sont trois. Commencent alors des guerres de possession, où le partage n'aura pas vraiment sa place.
Ils ne se nourrissent pas. S'hydratent en faisant fondre de la glace dans leur casserole. Ils gêlent, engelure & baisse de température interviennent. Les instincts remontent progressivement à la surface. La survie n'est pas vraiment fondée sur l'entraide, au premier abord.

La vraie question, c'est pourquoi ? Pourquoi eux ? Pourquoi ces messages écrits dans leur dos ? Chacun raconte son histoire, avec mensonges & omissions. Ces histoires sont mêlées. Comment & pourquoi ?

Ce livre tient du génie :) il est captivant, lu beaucoup trop rapidement. On est noyé dans une espèce de mélasse noire opprimante. Mais on lâche pas. On veut savoir.
C'est pas tellement le genre de bouquin auquel Franck Thilliez nous a habitué, avec ses précédents thrillers. Ici, on est plus dans un remake des films Saw. Et ce changement de bord, peut-être passager, lui va bien. On en redemande.

Disponible en grand format: Fleuve Noir, 20.90€

29.11.11

Grisham John - L'infiltré.




Résumé de l'éditeur:

Fraîchement diplômé de Yale et promis à une brillante carrière, Kyle McAvoy, jeune avocat, pensait emprunter l'autoroute du succès. C'était sans compter l'intervention d'une poignée de costumes noirs se réclamant du FBI. Dans leurs valises: une vidéo. La captation d'un viol collectif commis 5 ans auparavant à l'université, dont Kyle fut le témoin passif. Les charges ont été abandonnées mais cette nouvelle pièce relancerait la machine. Le juriste n'a pas le choix, il faut collaborer. En clair: accepter ce poste chez le plus gros cabinet d'avocat du pays, et communiquer certaines informations sur de très, très gros clients... Le dilemme est de taille. La sortie ? Inextricable...

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Bon. Le truc génial chez Grisham, c'est que jamais, au grand jamais, tu ne peux deviner ce qui va se passer à la dernière page. Que tu viennes d'entamer le bouquin, que tu sois en plein milieu ou que tu sois à trois pages de la fin.
C'est un des rare policiers que j'ai lu qui n'a pas viré au thriller sanglant, meurtrier. L'histoire ne tourne pas autour d'un cadavre. Et ça a son côté cool ! Angoissant, aussi. Je sais pas.
J'ai apprécié l'univers juridique décrit par la plume de Grisham. Un univers beaucoup trop réaliste. Des avocats vénaux vivant greffés à leur montre: facturation étant le seul mot d'ordre. Tout facturer: des heures travaillées, aux heures passées à ne rien faire, du dîner que l'on s'offre avec son patron, au plein dont on a eu besoin de faire, pour rejoindre son amante.
Des avocats dans leur bureau cent heures par semaine. Des coups de poignard dans le dos. De la bataille interne pour devenir associés.
Si l'histoire n'est pas trop mal, c'est surtout l'ambiance qui m'a fasciné. Mais cela reste un roman ni angoissant, ni étouffant. Plutôt le genre de policier gentil. Il ne se passe pas grand chose. Mais on reste accroché, parce que l'on veut savoir. Si la fin du livre nous énerve, elle n'est pas non plus exceptionnellement notable.

En bref, c'est un livre qui n'est ni mauvais, ni excellent. Un peu comme un 12/20.
Je n'y penserai plus dans deux mois, mais il m'a vraiment donné l'envie d'en lire encore un, de Grisham. Alors tout n'est pas perdu.

Disponible en Grand Format: Michel Laffont, 21€
Disponible en poche: Pocket 7.40€

7.11.11

King Stephen - La Ligne Verte.




Résumé de l'éditeur:

En 1996, Stephen King crée l'évènement en renouant avec la grande tradition du roman-feuilleton, à l'instar d'illustres prédécesseurs du XIXème siècle, tels que Dickens ou Alexandre Dumas. Cette histoire est composée de six épisodes, écrits à un mois d'intervalle et parus simultanément dans plusieurs pays.
Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d'un pénitencier dans les années 30, entreprend d'écrire ses mémoires. Il revient sur l'affaire John Caffey, ce grand noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes, qui défraya la chronique en 1932. La Ligne Verte décrit un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisée par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore, et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l'innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.
Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est aussi une brillante réflexion sur la peine de mort. Un livre de Stephen King très différent de ses habituelles incursions dans l'horreur, terriblement efficace et dérangeant.

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Vous avez vu le film ? QUE L'INCULTE QUI NE L'A PAS VU LEVE LA MAIN ! Vous ? Alors houste, prenez une boîte de mouchoirs, et hop sur le canapé. C'est le film le plus merveilleux du monde. Les acteurs sont parfaits, le scénario du livre est carrément respecté.
Et puis c'est le genre de film qui vous fait pleurer tout ce que vous avez dans l'corps. Qui fait changer vos a priori. Celui qui vous donne envie d'ouvrir la fenêtre & d'hurler jusqu'à ce que votre gorge implose.

Mais je m'égare. Wo, on parle de bouquins ici ou non ? Bon alors !
J'ai lu le livre après avoir vu le film. Je ne dirais pas que c'est la meilleure chose à faire, mais c'pas la pire non plus. Comprenez ici: les deux sont tellement "similaires", le livre est tellement respecté, que vous pouvez faire comme vous voulez quoi. Voir le film en premier m'a permis d'pas vomir sur mes pages. Il m'a permit d'avoir dans la tête des personnages déjà créés. Parfois c'est quelque chose de mauvais. Ici, non. Pas du tout. Ouvrez le livre, et vous verrez que Tom Hanks dans le rôle de Paul, c'est juste une évidence. Que la salle de la mise à mort, ou encore le bloc E (où sont détenus les condamnés à mort) sont tellement identiques dans l'livre & dans l'film, qu'on dirait que le bouquin a été écrit après.

C'était mon premier Stephen King (à lire, j'entends. J'ai vu l'adaptation de Carrie, il y a peu). Sûrement pas le dernier. Je suis soufflée: qu'on puisse mettre tant de détails entre les pages, sans jamais perdre le fil, ni le lecteur. Qu'on puisse avoir une plume si souple & pourtant si lourde de sens, de conséquence.
Omagad ?

(Je n'ai pas dormi depuis.. plus de 34 heures. Pardonnez cet article bien faible je vous prie ><)

Disponible en format poche: Le livre de Poche, 7.50€

18.10.11

Foenkinos David - En cas de bonheur ?




Résumé de l'éditeur:

"Un autre soir, Claire accepta d'aller au restaurant. Une fois assis, Jean-Jacques fut torturé par une angoisse existentielle majeure:
- J'hésite entre une pizza ou des pâtes. C'est tout le problème des restaurants italiens.
- C'est tout le problème de la vie, ironisa Claire."
David Foenkinos fait partie de la famille des écrivains satiristes, ceux qui s'emparent d'un sujet pour le malaxer & en tirer un jus très noir. L'auteur, ici, ne change pas sa nature en s'en prenant à la question du couple contemporain. Entre promesse, ennui, répétition de jours nuls & adultère salvateur, où situer le couple (ou ce qu'il en reste), cette figure du malheur des sociétés démocratiques avancées ? Réponse grâce à Jean-Jacques & Claire, les sémillants protagonistes de ce roman sans pitié sur la misère sentimentale.
Un très bon roman, signé par un jeune homme de trente ans qui a été en 2003 le lauréat de la Fondation Hachette & a reçu le prix Roger-Nimier 2004 pour une fiction très tonique (& programmatique) "Le potentiel érotique de ma femme".

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Je ne sais plus quoi penser. Foenkinos joue au golf avec mon cerveau. Super swing, mon David ! (C'est dans ces moments que j'me dis que me coucher tôt ne me ferait pas de mal).
En cas de bonheur a un goût de dentifrice. C'est super frais, ça sent la menthe, mais c'est dégueu si tu prends quelque chose après (comme du jus d'oranges, mais là encore je m'égare). Il était tellement chouette ce livre. Il m'a donné envie de me marier, de m'installer, il m'a donné envie de me disputer, de casser des assiettes, il m'a donné envie d'aller en dîner en amoureux, il m'a donné envie d'acheter les roses du Pakistanais qui les vend de table en table, il m'a donné envie de lire, il m'a donné envie d'écrire, il m'a donné envie de courir sous la pluie, d'ouvrir les fenêtres. Il m'a donné envie de vivre.
Il y a du vrai partout dans les lignes de Foenkinos. Sa vision de l'infidélité comme "c'est très simple pour un homme de séduire une femme mariée" me fait peur. Il analyse chaque sentiment humain & l'expose ainsi "Vous voyez, tout est normal !". Mais cela vous fait plus de mal qu'autre chose: non, vous n'étiez pas différent, vous êtes exactement comme tout le monde.

Je m'égare non ?

J'ai préféré En cas de bonheur à La délicatesse. J'ai préféré La délicatesse au Potentiel érotique de ma femme. J'ai préféré.. CHUT.

Disponible en grand format: Flammarion, 16€
Disponible en livre de poche: J'ai lu, 4.80€